Agriculture biologique : FEVE et la FNAB franchissent le cap des 1 000 candidatures et prolongent leur appel à projets jusqu’à fin 2026
Agriculture biologique : FEVE et la FNAB franchissent le cap des 1 000 candidatures et prolongent leur appel à projets jusqu’à fin 2026
Le 30 juin 2026
Plus de 1 000 porteurs et porteuses de projets ont déjà répondu à l’appel à projet lancé par FEVE et la FNAB pour s’installer en agriculture biologique. Face à cet engouement, les deux organisations annoncent la prolongation de leur dispositif jusqu’au 31 décembre 2026. Un signal encourageant pour la bio française, qui continue d’attirer de nouvelles vocations malgré le recul du nombre de fermes et des surfaces cultivées.
Plus de 1 000 porteurs de projets mobilisés pour s’installer en bio
Lancé début 2026, l’appel à projets porté conjointement par FEVE et la FNAB vise à identifier et accompagner des agriculteurs et agricultrices souhaitant développer ou reprendre une ferme en agriculture biologique. Initialement ouvert jusqu’au 30 juin 2026, le dispositif est finalement prolongé jusqu’au 31 décembre 2026. Depuis son lancement, plus de 6 000 visiteurs se sont rendus sur la page dédiée et plus de 1 000 demandes ont déjà été déposées. Parmi elles, déjà 10 projets font actuellement l’objet de visites terrain ou d’une étude approfondie et bien d’autres sont à venir.
« La réussite de l’appel à projet porté par FEVE et la FNAB montre que les vocations sont là et que de nombreux porteurs et porteuses de projet veulent s’installer en bio. C’est pourquoi le prolongement de cet appel à projet est une excellente nouvelle pour tous celles et ceux qui cherchent une solution pour financer leur projet agricole » déclare Alan Testard secrétaire national Futurs bio à la FNAB.
Un signal encourageant pour l’agriculture biologique qui doit renouveler ses fermes
Cette prolongation intervient dans un contexte contrasté pour l’agriculture biologique française. D’un côté, la consommation repart. Selon les chiffres présentés par l’Agence Bio en juin 2026, le marché du bio a retrouvé le chemin de la croissance avec un chiffre d’affaires de 12,6 milliards d’euros en 2025, en hausse de 3,6 % par rapport à l’année précédente. Pourtant, dans le même temps, les surfaces cultivées en agriculture biologique reculent pour la troisième année consécutive.
Si le nombre de fermes bio diminue, l’agriculture biologique reste néanmoins une aspiration forte parmi les futurs agriculteurs et agricultrices comme l’indiquent les résultats du premier baromètre FEVE : 51 % des répondants déclarent vouloir s’installer en bio et 75 % d’entre eux souhaitent être certifiés dès leur installation.
L’agriculture biologique : un modèle plus que jamais désirable dans un contexte de recul environnemental
En juin 2026, le Parlement européen a notamment adopté le règlement encadrant les nouvelles techniques génomiques (NGT). Dans le même temps, la réintroduction de deux pesticides, l’acétamipride et le flupyrafurone, suscite également des inquiétudes chez une partie des acteurs de l’agriculture biologique. font le choix d’une agriculture qui sait produire sans chimie de synthèse et sans OGM
« Les candidats que nous rencontrons envoient un message fort. Malgré les incertitudes et les débats qui traversent actuellement le monde agricole, ils sont nombreux à vouloir construire des fermes biologiques, préserver les sols, la biodiversité, la santé et produire autrement. La question est désormais de savoir si nous nous donnons collectivement les moyens de les accompagner. »
Simon Bestel, cofondateur de FEVE
À propos de FEVE
Fondée en 2020, FEVE (Fermes En ViE) accompagne le renouvellement des générations agricoles en facilitant l’accès au foncier pour les porteurs de projet. Pensée comme un levier au service de l’installation, FEVE achète des fermes puis les loue à des agriculteurs engagés dans des modèles agroécologiques, avec la possibilité pour eux d’en devenir progressivement propriétaires. Son ambition : lever l’un des principaux freins à l’installation agricole, sécuriser les parcours des futurs agriculteurs et contribuer à la transmission de fermes durables, sans dissocier viabilité économique, transition écologique et ancrage territorial.
Source FNAB : article original.
