Bio : cadmium : la bio injustement mise dans le même sac que le conventionnel

La FNAB met en avant un sujet important pour les acteurs de la bio. Les points clés concernent notamment : FNAB, agriculture biologique, bio, agriculteurs, élevage.

Le cadmium, ce métal lourd jugé cancérigène, se retrouve en quantité dans les phosphates importés pour la fabrication des engrais utilisés en agriculture. La FNAB salue ce travail attendu et nécessaire pour alerter sur les liens entre agriculture et santé publique. Cependant les producteurs bio ont eu la surprise d’y découvrir une comparaison factuellement erronée mettant bio et conventionnel sur un pied d’égalité. L’production biologique offre des garanties supérieures concernant le cadmium Le rapport de l’ANSES laisse penser que les mêmes règles s’appliquent aux bios et aux conventionnels concernant le cadmium. Or, la réglementation bio impose des seuils limites 30% plus bas pour les phosphates miniers [i] et 75% plus bas pour les composts de biodéchets [ii] utilisables en production biologique. Par ailleurs, les agriculteurs bio n’utilisent peu voire pas du tout de phosphates miniers, premiers responsables de la contamination des sols français au cadmium d’après l’ANSES. L’étude Phosphobio menée par Arvalis observe que les phosphates miniers représentent moins de 1% des usages en bio. Les agriculteurs et agricultrices biologiques privilégient en effet les engrais organiques et effluents d’élevage. « Le cadmium est un problème majeur de santé publique que l’agriculture ne peut plus ignorer, mais l’ANSES commet une erreur grave en laissant penser à la population qu’il n’y a pas de solution et que bio et conventionnel seraient identiques » explique Olivier Chaloche, co-président de la FNAB.

Source : FNAB.

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